Résumé du Voyage en Sardaigne du 3 au 11 juin 2018



Compte-rendu du voyage en Sardaigne
3 au 11 juin 2018
 
Dimanche 3 : arrivée au port de Toulon et attente d’embarquement sous un ciel menaçant pour les 5 motos et 8 membres du club Macadamazur qui feront plus ample connaissance les uns avec les autres à l’apéro ……merci le Club.
Lundi 4 : arrivée à Porto Torres ; il est 5h30 et Dimitri nous propose un petit –déjeuner à Sassari. C’est en attendant l’ouverture du café que nous « mettons le pied » en Sardaigne tandis que Vittorio Emmanuele II veille sur la place aux volets clos.
Le périple commence. Les nuages s’effilochent mais résistent et le soleil, paresseux, tarde à nous réchauffer.
Après avoir traversé un paysage domestiqué et cultivé (blé), nous verrons les moutons et quelques vaches avant que le maquis ne reprenne ses droits et que nous ne traversions la ville fantomatique d’Argentiera, ancienne cité minière.
Pause café sur le site panoramique de Capo Caccia. `
Lauriers fleuris, bougainvillées et palmiers précèderont la vieille ville d’Alghero, ville au lourd passé historique qui a subi les invasions successives des pirates, des Pisans et des Gênois, des Aragonais desquels elle a gardé l’influence espagnole …. Charles Quint la qualifiait de «  bonita y bien asendata » (gracieuse et bien située) ...Restauration au Lido : fritto misto  etc ….. tout le monde se régale …
Promenade dans les ruelles piétonnières  de la vieille ville dont les vitrines regorgent de bijoux à base de corail rouge .
Louis nous explique le fonctionnement des catapultes qui sont exposées le long des remparts
C’est une route à flanc de collines qui nous amène ensuite à Bosa. A droite, en contrebas, la mer, immensité bleue vierge de tout bateau ; à gauche, des barres rocheuses et des pitons hostiles. Seules, les fleurs aux couleurs douces adoucissent un maquis dense. Soudain, un aigle a surgi, rompant la monotonie d’un ciel gris.
Blottie au pied du château, la ville nous accueille avec ses façades très colorées.
Première nuit reposante à l’hôtel, dans la marina d’Ilarossa.
Mardi : visite des églises de Bosa et départ pour Orastino et Portoscuso.
On emprunte une route de montagne qui n’a rien mais vraiment rien à envier aux nôtres ! Néfliers, oliviers, prairies façon bocages pour les moutons et figuiers de barbarie aux épines dissuasives …….Le feuillage des arbres des forêts que nous traversons se rejoignent pour faire une haie d’honneur aux motards de Macadam. Bienveillants, les nuages s’écartent, la température monte …La journée sera belle.
La route qui sinue ne rompt pas le calme des villages qu’elle contourne.
Quelques mamelons plus herbus que pierreux délimitent l’horizon.
Visite du site archéologique de Tharrus : vestiges de civilisation nuragique et romaine.
Déjeuner à Oristano  avant de découvrir le Duomo et de photographier la statue de la giudicata Eleonora qui, de 1383 à 1404 livra bataille contre la grande puissance aragonaise. Femme visionnaire, éclairée et judicieusement clairvoyante, elle fit rédiger le Code des Lois du territoire en sarde qui restera en vigueur jusqu’en 1827 !
On a perdu Louis et Chris à Guspini… les GPS ne distinguent plus l’est de l’ouest … on va  …..on vient ….on cherche la SS130 et Iglesias  … On trouvera une route splendide ! on aura doublé un camion et 3 triporteurs … on aura vu un cheval et quelques vaches !
Enfin, la côte réapparaît, somptueuse, sauvage, inaccessible.
Champ d’éoliennes et arbres pliés en deux : la région doit être ventée.
20h45 : les motards épuisés sont heureux de prendre possession de leurs chambres dans le petit port de  Portoscuso.
Dîner joyeux et complice autour d’un risotto aux fruits de mer exceptionnel !
Mercredi : balade sur le marché de Calasetta ; Gael nous régale de cerises. Accueil en français à la Palomar pour la pause café.
 Ô rage, Ô désespoir, Ô nuages ennemis .. , il va falloir mettre les combis. Mais quel joyau cette route qui va du Capo Sperone au Capo Teulada ! Suivant Maurice, les motards s’engagent sur une route, non  sur une piste ensablée… et oui, l’endroit était trop tentant : les pieds vraiment dans le sable, dégustation de poissons frais, poulpes et calamars …un régal !
Le paysage s’industrialise, s’urbanise : nous arrivons à Cagliari. Repos pour certains et promenade dans la vieille ville  jusqu’au château pour les autres avant le dîner tipico sardo .
Jeudi, la route traverse des vignobles et des vergers ; des haies de lauriers grandement fleuris, rouges, blancs, roses nous saluent. Les genêts aux bouquets miellés enivrants ensoleillent le paysage.
Déjeuner à Arbatax où Martine, Dimitri et Maurice débattent sur la signification du drapeau sarde aux 4 profils.
On remet les combis mais la traversée du Parco nazionale del Golfo Orosei é del  Gennargentu , riche en grottes souterraines et en vestiges et dont le point culminant est La Punta La Marmora 1834 m se fait sous de belles éclaircies jusqu’en haut du col.
Par contre, la descente se fera dans le brouillard, warnings allumés  …mais nos pilotes ont aimé .
Dîner et nuit à l’agroturismo de Dorgali au milieu des oliviers. Nos charmantes hôtesses serviront un dîner unique à tous leurs hôtes à base de leurs produits du terroir.
Vendredi : adieu veau, vache, chevaux, départ pour Arzachena où nous passerons les deux dernières nuits dans un B&B extrêmement bien tenu, au milieu de nulle part car accessible par chemin cabossé !
Mais avant, nous aurons traversé une carrière de marbre gris impressionnante par sa profondeur et époustouflante par sa découpe de la pierre. La mer, toujours bleue étale et vierge de tout bateau. Une prairie fertile nous en sépare Pause café à Santa Lucia la silencieuse …. On cherche l’ombre.
Traversée de Budoni aux belles demeures en pierre et aux bougainvillées qui explosent leurs couleurs .
La pluie, soudaine et violente, nous fait nous tromper de restaurarnt … mais quel  enchantement la vue depuis San Teodoro.
Samedi, matin, visite du musée du liège à Calangianus situé à l’intérieur d’un vieux couvent des Frères Franciscains du XVIII ème siècle. La guide nous explique dans un français riche et concis tous les cycles de production et le fonctionnement des machines utilisées pour le travail du liège. 
Le soleil et la chaleur nous accompagneront lorsque nous visiterons Castelsardo. La mer est d’un bleu à faire pâlir le ciel. et l’enchantement visuel offert depuis les tours du vieux château, ne cessera de s’amplifier au fur et à mesure que nous longerons la costa Smeralda : Palau, Porto Ferro, Porto Rafael Capo d’Orso, Porto Cervo….des caps, des îlots rocheux, des baies, …nos yeux ne savent plus où s’attarder …Maisons en pierre qui tentent de se faire oublier en s’intégrant dans  le décor rocheux des blocs mégalithiques, maisons façon « sept nains » ou Nurstwood du Touquet. Les grandes marques sont présentes mais la richesse reste discrète.
Dimanche : dernier déjeuner dans la baie d’Aranci ; Dimitri exauce son vœu et se baigne dans la mer tyrrhénienne.
Embarquement et dîner à bord.
Nous n’avons pas croisé les Lestrygons qui ont dévoré les compagnons d’Ulysse mais les heureux d’avoir fait ce beau voyage, c’est nous ….
Tous nos remerciements vont à Gael pour l’organisation très réussie de ce voyage, à Dimitri et Maurice pour leur soutien logistique, à Josiane et Louis pour avoir été nos interprètes, à tous pour leur bienveillante sympathie.
On va où l’an prochain ?
Que les membres du club viennent écouter Jacques le 23 juin à 17h en l’église Notre Dame du Vœu à Nice, chanter les vêpres de Mozart.
 
Les Bellone



 

 




Mardi 12 Juin 2018
Patrick MONTIEL
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