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RESUME DU VOYAGE AVEYRON JUIN 2009L’Aveyron,
On y fut allés, emmenés par le valeureux Garnerone, fier et courageux, toujours prêt à payer de sa personne. Mais c’est que ledit Philou avait bien préparé son coup (Sandrine confirmera ), et après un début chaotique, voire inquiétant, qui nous mena bien trop près du centre commercial de Lunel, si pittoresque, et faillit nous entraîner dans un Kebab, l’affaire fut finalement rondement menée ; et un premier repas de belle allure nous fût servi à Sommières, les motos paisiblement rangées sur la placette règlementaire, signe des bons endroits.
Il nous en avait fallu des efforts pour y arriver ; 12 kms de bande d’arrêt d’urgence, un méga embouteillage, des pirates Mogadichiens, les Rapetout, bref, ce n’était pas un trajet de lopettes. Mais comme aimait à le dire Le Général, « là ou il y a une volonté il y a un chemin » et malgré les GPS, le chemin, trouvé il fut. Qui était là ? Me demandez vous, hagards (du Nord), et palpitants d’impatience. Il y avait des Errtés, enfin majoritaires et vaillantes, des 1200, des vraies, avec des trucs qui dépassent en bas, qui font du chaud, et des roues circulaires. Des GS Adventures, 1 anglaise, et une courageuse R 1150 R, naked, domptée par Fast Freddy. Dois-je citer ? Demandais-je en régie ? Oui, me répond on, donc je cite : Par ordre de préséance : le staff d’abord Philou, chef de meute, accompagné de SB, toujours prête à satisfaire les moindres désirs de son aimé. Marco, Monsieur le Trésorier, qui nous extorqua des chèques ahurissants, avec fermeté et délicatesse (…laissez, laissez, je mettrai l’ordre moi-même….)
Au 1er soir, nous arrivâmes à Meyrueis, à l’Hôtel du Mont Aigoual, bien nommé car il est à plus de 30 Kms du Mont Aigoual. hôtel plutôt haut de gamme compte tenu des standards habituels du MCMA, lits parfaitement horizontaux, eau chaude, froide et tiède au choix, et autres raffinements… Mais surtout, hôtel régenté mussolinesquement, d’une main de fer dans un gant d’acier par Repas plus qu’honorables, servis par un garçon éminemment pittoresque, échappé d’un music hall des années 30, calembours et apartés à chaque plat, et maximes philosophico paysannes, dès 8h 30. Dommage, nous ne pûmes former notre habituel carré, ou rond, ou rectangle convivial, car deux tables séparées nous étaient assignées. L’autorité de Donc ambiance sympa certes, mais feutrée, conversations de bon aloi, loin des débordements habituels auquel nous avons été habitués, point de salle mise à feu et à sang, point de barriques éventrés, de serveuses culbutées . Un Mcma viril mais correct comme on dit au rugby à XIII et même à XV.
Le premier jour donc, fut consacré à amener la tribu jusqu’à Meyrueis, point névralgique de notre épopée, en comparaison de laquelle, celle de Gilgamesh n’est qu’un récit de scouts imberbes, voire de Jeannettes pré-pubères. Au matin du deuxième jour, Dieu créa la pluie, et là nous fûmes fort emmerdés, sauf Michel et Gab’ optimistes invertébrés (ou invétérés, je ne sais plus), qui avaient eu la sage précaution d’ôter les combines de pluie de leurs bagages, afin de les laisser bien au chaud à Nice, pour leur éviter de se mouiller. Donc le départ ne fut pas si matinal que çà, il faut le dire (d’ailleurs, je le dis), et ce n’est que vers 9h30, que s’ébranla la petite troupe, profitant d’une éclaircie à l’Ouest, ce qui était nouveau. Quelques dizaines de virolos fort plaisants, pas assez quand même, une centaine de bornes quoi, et hop, déjà attablés pour déjeuner, dans une auberge douillette. Décidemment l’aspect hôtelier du club est en progrès, plus qu’à se débarrasser des motos, et on sera enfin vraiment peinards… Fin de visite un peu précipitée pour cause d’orages annoncés et la méga douche pendant un long quart d’heure, direction l’hôtel de toute urgence. Une petite journée de balade, 190 Kms à tout casser, on est restés un peu sur notre faim (c’est une expression), mais on ne pouvait faire mieux compte tenu de la météo hostile. Heureusement, le soleil avait rendez vous avec nous dès le matin suivant, matin du départ et de la déchirante séparation (en abrégé MDDS). Nous partîmes même avant l’heure dite, pour avaler moult kilomètres à travers le Causse Méjean et tous les hauts lieux de Regroupés, on file direction Avignon, mais auparavant, une dernière halte de qualité au Restaurant de l’Ancienne Gare à Uzès. Très bonne adresse, Pana cotta réglisse citron remarquable, salades épatantes, bref une trouvaille, avec un plus un jardin calme et ombragé pour les motos.
MDP (et Gab en soutien moral et logistique) Samedi 6 Juin 2009
pascal kirscher
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